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De la France à l'Autriche

Rédacteur : CRIJ - SVE volontaire
Date de mise à jour : 24/04/2017
Mots clés : témoignage

De la France à l'Autriche

Johnny, un jeune français de 22 ans est parti en Autriche pour effectuer son Service Volontaire Européen (SVE) dans un Centre d’accueil spécialisé pour personnes handicapées. Avant de partir en SVE, il a tenté les études à l’Université. Puis il a fait un Service Civique à Reims, ce qui l’a poussé à aller chercher une autre forme de volontariat à l’étranger.

Aujourd’hui, il résume son SVE en trois mots : Partage, Rencontre, Aventure !

Comment as-tu connu le Service Volontaire Européen et pourquoi tu as décidé de partir avec ce programme ?

J’ai connu le SVE par le biais du Centre Régional Information Jeunesse à Reims. Je suis allé dans leurs locaux afin de connaître quelles étaient les possibilités pour moi de partir, d’avoir une expérience à l’étranger. Beaucoup de programmes sont possibles, pour mon cas (sans diplôme, une seule langue à ce moment-là), seul le Service Volontaire Européen m’était accessible.

Est-ce que c’était difficile pour toi de trouver un (ton) volontariat ou tu l’as trouvé et tu as été accepté tout de suite ?

Ce n’est pas difficile du tout. Tous ceux qui désirent prendre part à ce programme le peuvent. C’est simplement long (surtout l’attente). Pour ma part, au départ je souhaitais partir en Allemagne, mais les demandes vers ce pays sont fortes, j’ai donc dû étendre mes recherches. Ce que j’ai fait à l’échelle européenne. Au bout de quelques mois, j’ai reçu deux réponses : l’une en Espagne, l’autre en Autriche. En Autriche, la réponse était favorable, alors qu’en Espagne, ce n’était qu’une présélection. J’ai donc répondu que j’étais toujours partant et mon contrat était en route.

Donc finalement tu as décidé de partir en Autriche. Quelles ont été tes attentes pour ce pays ? Est-ce que tu l’avais déjà visité ou c’était quelque chose de complètement nouveau ?

Je ne connaissais absolument rien de ce pays. L’aventure était totale ! Et je n’ai pas cherché beaucoup d’information, je me suis laissé surprendre.

jardin1Alors, c’était comment ton arrivée dans un pays complètement étranger ?

Ça a été difficile au début, surtout à cause de la langue. Il m’était presque impossible de communiquer correctement. Mais autant être optimiste, ça m’a forcé (et encore aujourd’hui) à apprendre d’autres langues, et maintenant, ça m’est favorable ! J’ai découvert l’Autriche et je ne me sentais pas perdu, c’est proche de la France, beaucoup de choses se ressemblent, les coutumes sont plus ou moins les mêmes. Le dépaysement n’a pas été total.

Tu dis qu’il y a beaucoup de choses qui se ressemblent, mais est-ce qu’il y a quelque chose qui a été complètement différent? Quelque-chose qui t’a surpris?

La langue ? ahah ! J’ai eu des cours d’allemand à l’école mais je n’étais pas bon élève. Je connaissais quelques mots, quelques règles, mais sans plus.

Donc là quand tu y es arrivé, comment tu t’es débrouillé?

J’ai appris ! Avec une application smartphone, une application ordinateur et j’ai eu la chance que mon projet me paie des cours dans une école de langue. J’ai pris un niveau plutôt élevé par rapport à ce dont j’étais capable, afin de me booster encore plus ! Et tous les jours j’apprenais, ce que je continue d’ailleurs, après 9 mois déjà, et aujourd’hui je peux tenir une conversation en allemand.

Et à part la langue, est-ce que tu as eu des craintes au début ? Est-ce qu’il y a quelque chose qui t’a surpris ?

À vrai dire non, pas de gros choc. Pour être franc, je voulais du changement, voir d’autres choses que ce que l’on peut voir en France. Et je suis comblé ! Ce qui m’a fait du bien a été de voir que les gens ici sont très ouverts à ce qu’ils ne connaissent pas. De plus, les autrichiens sont chaleureux, aidants, souriants et très humains.

Tu parles de l’Autriche, des autrichiens… Est-ce que tu as eu la possibilité de rencontrer les gens/jeunes des autres pays ? 

J’ai eu, en Autriche, beaucoup d’occasions de rencontrer des gens et des jeunes. Qu’ils soient d’ici ou non. On nous a déjà demandé de parler de nos pays respectifs à des jeunes autrichiens. Là où mon projet a lieu, il y a beaucoup de jeunes en Service Civique (le Service Militaire étant toujours obligatoire ici), alors je rencontre très souvent des nouvelles personnes. Et aussi grâce à ma structure d’accueil. Et bien entendu, le week-end, lors de soirées, je rencontre des personnes qui n’ont rien à voir avec « le monde » dans lequel je suis, et ça fait aussi du bien !

Tu fais quoi exactement ? Quel est ton projet et tes missions principales ?

Principalement, j’ai une seule mission, celle d’être « animateur » (Betreuer en allemand) auprès de personnes atteintes d’un handicap, quel qu’il soit et je suis donc affilié à un groupe. résidente1Me concernant, tous les résidents de mon groupe sont indépendants, mais je connais des SVE qui doivent les assister à chaque moment. Ma structure d’accueil est un « immmeeeeense » centre d’accueil spécialisé, possédant un nombre incalculable de pièces, de groupes. 300 personnes y sont résidents, 300 personnes y sont employés, 50 y sont en Service Civique, et 5 y sont SVE. Cet Institut est très grand, c’est comme une mini-ville avec piscine, salle de sport, gymnase, mini-marché, etc…

En tant qu’animateur, comment tu pourrais décrire ta journée type ?

Ma journée type en tant qu’animateur est difficile à décrire étant donné que je suis dans une petite ferme où l’on fait des activités selon le temps. Disons que l’on commence par nettoyer la ferme et s’occuper des animaux, ensuite on prend soin de l’endroit en général le reste de la journée. L’objectif principal est d’aider les usagers de prendre correctement soin des animaux.

Est-ce que tu as aussi un peu de temps libre ?

Oui j’ai beaucoup de temps libre, le SVE le permet ! Normalement je vais en ville, je rencontre mes amis d’ici. Je partage beaucoup de temps avec eux. On fait des activités avec d’autres volontaires, c’est un très bel avantage !

chèvreEst-ce que le SVE t’a apporté quelque chose ?

Rien, ahah… Je plaisante bien sûr !

Le SVE m’a apporté une expérience incroyable dans le domaine du travail, du partage et aussi du privé. Je découvre grâce à ce programme une autre culture, une autre façon de voir le monde et cela a révélé en moi une passion : celle des langues !

Et toi-même, qu’est-ce que tu as apporté aux autres ?

Ma façon de voir le monde, mon ressenti. Et par rapport aux autres volontaires, c’est incroyable, chacun apporte sa part aujourd’hui, nous parlons mi-anglais, mi-allemand, avec quelques mots de nos langues respectives.

Un vrai échange de cultures alors…

Un vrai échange de tout ! C’est génial, j’adore !

Est-ce que tu penses qu’avec ton SVE quelque chose a changé dans ta vie?

Ma vie entière a changé ! Avant, j’avais des plans, des idées, notamment de partir découvrir le monde. Aujourd’hui j’ai du concret ! Et une expérience comme ça, on n’en sort pas indemne. Je deviens jour après jour celui que je suis réellement.

As-tu déjà des plans ? Sais-tu ce que tu vas faire après ton SVE ?

Oui. J’ai commencé à écrire mon CV. Je voudrais trouver un travail ici afin d’économiser pour partir vivre en Amérique du Sud 🙂 Je veux voir  ce qu’est le Monde, ne pas rester enfermé en Europe, ça serait dommage je trouve 🙂 Et le SVE m’a amené à cette envie !

Quels conseils tu peux donner aux futurs candidats/personnes intéressées par le SVE?

De foncer ! C’est tout bonnement génial et unique. On n’a rien à y perdre, tout à y gagner !

L’Interview a été effectuée au cours de son Service Volontaire Européen, en septembre 2014 par Kristina (volontaire en Service Civique)

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